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La nutrition et l'endométriose

  • Photo du rédacteur: Endo Nutrition
    Endo Nutrition
  • 12 janv. 2021
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 18 mai 2021




Il n'existe que très peu d'études qui ont été réalisées démontrant une corrélation entre l'alimentation et l'endométriose. A peine une dizaine, et encore.


Par exemple, nous savons que les légumes verts (régime végétal) sont bénéfiques dans la prévention de beaucoup de pathologies. L'analyse de deux études cas-témoins d'un chercheur Italien, Parazzini, a prouvé le côté protecteur procuré par la consommation de légumes verts. En effet, les femmes qui consommaient plus de légumes verts avec moins de chances de développer de l'endométriose, que les femmes en consommant moins.


Attention à ne pas se méprendre. En diététique le terme "vert" ne signifie pas la couleur, mais bien son appartenance à la catégorie des légumes fibreux, et non à celles des légumes riches en amidon ou encore des légumes secs.


Cette étude démontre également qu'une consommation plus importante de fruits induirait une baisse importante de développer l'endométriose. Et pourtant, une autre étude a prouvé le contraire... Que faut-il en penser?


Les études d'observation ne prouvent pas toujours qu'il y a une corrélation entre les fruits et l'endométriose. Cela se joue parfois sur la présence d'un marqueur d'exposition à autre chose (un toxique). Nous ne pouvons donc qu'encourager la consommation de fruits, sachant qu'ils sont bons pour la santé et qu'ils induisent une diminution du risque de nombreuses maladies métaboliques. Nous veillerons tout de même à les choisir bio afin d'éviter les perturbateurs endocriniens (pesticides).


En ce qui concerne la viande rouge, une étude de 2018 (Nurses'Health Study II) démontre que les femmes consommant plus de 2 portions de viandes par jour augmente de 56% le risque en comparaison à celles n'en mangeant qu'une fois pas semaine, ou moins. Nous ne verrons pas beaucoup de femmes qui en mangent autant mais nous savons néanmoins que la viande rouge amène à d'autres problèmes de santé comme le cancer du colon. C'est donc du bon sens pour la santé que d'en limiter la consommation. Qu'en à la charcuterie, il en est de même que pour la viande rouge. Il est préférable d'éviter ou d'en limiter la consommation.


Un autre groupe d'aliment que l'on considère souvent dangereux pour l'endométriose est le lait et les produits laitiers. Beaucoup de femme les retirent de leur consommation ou les substituent par des équivalents. Et pourtant les études réalisées à ce sujet ne montrent pas de corrélation inquiétante. Il est donc avisé de consommer des produits laitiers maigres afin d'éviter l'exposition à la dioxine ainsi que d'autres perturbateurs endocriniens. Cela permet également de limiter les acides gras tels que l'acide palmitique, l'acides arachidoniques et les acides gras trans.


Dans le cas de l'endométriose, le choix des lipides alimentaires (graisses) est très important. Il ne faut donc pas les limiter, mais surtout bien les choisir. Il est recommandé de réduire sa consommation de gras animal au profit de gras végétal (référence au régime anti-inflammatoire que nous verrons dans un prochain blog). Veiller à bien consommer des sources d'EPA et DHA, c'est à dire les omega-3 longue chaînes, telles que les poissons gras (saumon, maquereau, sardine, hareng, hanchois ou encore truite). Attention à ne pas en abuser car ils contiennent des PCB et de la dioxine, mais aussi des métaux lourds. Tournez vous donc plutôt vers les petits poissons . Eviter les aliments frits et enfin, faire attention aux différents modes de cuissons car certaines huiles amenées à hautes températures peuvent libérer des acides gras trans. Petite astuce, remplacer le beurre par l'huile de coco dans les pâtisseries car malgré sa teneur en acide gras saturées, elle est faible en acide palmitique.


Et qu'en est-il du gluten? En réalité, le gluten est une protéine, ou plutôt un ensemble de protéines que l'on peut retrouver dans certaines céréales comme le blé, le seigle ou encore l'orge. L'intolérance au gluten fait référence à la maladie Cœliaque, qui est une maladie chronique intestinale associé à une réaction immunitaire, inflammation intestinale et destruction des villosités intestinales. Il existe apparemment un lien fort entre la maladie Cœliaque et l'endométriose. En effet, le traitement de l'endométriose peut arriver avant de diagnostiquer la maladie Cœliaque. Le risque de développer l'endométriose serait donc plus important chez les femmes Cœliaques par rapport à la population féminine générale.


Sources : L'alimentation anti-endométriose, Fabien Piasco, Diététicien nutritionniste

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